Alain Dolium, tête de liste MoDem en Ile-de-France, a écrit une tribune sur les questions numériques, Pax Numerica et les muses, publiée sur le site Numérama. Il s’exprime sur la neutralité du Net, sur les lois HADOPI et LOPPSI2.
Extraits :
Après le Verdun d’HADOPI, l’Arcole de l’amendement 138, le pacte Condor d’ACTA et le Pearl Harbor de LOPPSI2 … il est peut être temps de penser à une paix entre hommes de bonne volonté. Autant de batailles désastreuses, autant de textes qui doivent nous interpeller sur notre rapport à la technologie et la défense d’anciens équilibres lors du passage au numérique.
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La technologie est avant tout un outil, qui avec le temps servira toute la population avec équité. Outre que la tentative de muselage est aussi désespérée que vaine, elle handicape les utilisations futures de cet outil au service de tous, du développement économique, du savoir. L’ordinateur ne fait (au mieux) que respecter les ordres que nous lui donnons. Tenter de recréer le minitel ne nous aidera pas à affronter les défis futurs. Ou en serions nous si un chef de tribu avait détruit la première à feu sous prétexte qu’il n’en était pas l’inventeur et maître absolu ?
Vouloir brider la technologie en représailles témoigne d’une vision paranoïaque qui handicape notre avenir commun. La technologie est neutre et au service des humains, ses créateurs et utilisateurs.
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Face à ces incompréhensions à répétition sur le rapport entre homme et technologie est apparue une règle de bon sens, pax numerica de ce nouvel horizon : la neutralité du net. Du net car internet est le sujet technologique de ce début de siècle, dans 20 ans nous parlerons sans doute de neutralité des robots. il s’agit en fait d’un rapport à la technologie au sens large et pas seulement d’internet.
Cette règle de bon sens, issue d’un consensus, se base sur le principe suivant : le réseau n’est qu’un outil au service de la communication des humains. Comme l’expression est permise a priori dans toutes les démocraties, le réseau ne doit pas être a priori bridé sous quelque forme que ce soit : tout point doit pouvoir contacter tout autre sous la forme technique qui lui siait. Si un acte répréhensible est commis, l’auteur doit en répondre devant la justice comme il le ferait pour un écrit public sur papier…
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