Alain Dolium, visite dun chantier à Boulogne-Billancourt (92)

Alain Dolium, visite d'un chantier à Boulogne-Billancourt (92)

Lundi 22 février, Alain Dolium, tête de liste du Mouvement Démocrate en Ile-de-France était à Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux (92), en compagnie de Chantal Brault et de Pierre Creuzet, têtes de liste Démocrates des Hauts-de-Seine, de Sylvain Canet, candidat de Boulogne-Billancourt, président de la Cité des Savoir du 21eme siècle pour l’île Seguin, et de Fabienne Gambiez, conseillère municipale MoDem d’Issy-les-Moulineaux.

A Boulogne-Billancourt, le candidat démocrate a visité l’un des plus gros chantiers franciliens, sur les anciens terrains Renault : c’est une petite ville de 5.800 logements et 300.000m² de bureaux qui est en construction.

Pour Chantal Brault, “ce projet concentre toutes les problématiques d’aménagement du territoire”.

Ici, la volonté politique est confronté aux lois du marché et des promoteurs. La question est toujours de ne pas s’y soumettre. “On construit 300.000 m² de bureaux , mais correspondent-ils aux moyens, aux besoins des entreprises ?“, demande Sylvain Canet.

Vu le prix du foncier, on construit pour des grandes entreprises qui déménagent avec leurs salariés, mais on ne pense pas aux TPE-PME qui elles créent des emplois sur place. Ces immeubles seront réservés à des firmes et nous verrons les mêmes franciliens s’imposer des trajets domicile-travail, parce que se loger sur place est de toute façon trop cher.

Ce quartier devait accueillir une nouvelle pépinière d’entreprises dynamique et des hôtels d’entreprises… Au lieu de cela, se développent des opérations telle que la tour dessinée par Jean Nouvel. C’est une belle opération de prestige pour tous ceux qui aiment l’architecture, mais interrogeons-nous sur l’opportunité en terme économique et la façon dont ces concepts doivent évoluer.
La région doit jouer son rôle auprès des décideurs et des aménageurs pour qu’ils aillent dans le sens du tissus économique réel et de la création d’emplois.

Côté logement, le constat est accablant en Île-de-France : 340.000 franciliens attendent un appartement HLM. En moyenne, ils doivent patienter 9 ans ! Mais avec des prix d’achat entre 6 et 8.000 € du m², ce sont maintenant les classes moyennes qui, comme les familles défavorisées, s’inquiètent de leur capacité à se loger en petite couronne, près de leur lieu de travail. C’est à se demander si la part des logements à loyers aidés est suffisante, voire si les dispositifs sont adaptés aux réalités des franciliens.

A l’image du quartier d’affaires d’Issy-les-Moulineaux, les promoteurs ont parfois déshumanisé la ville à outrance.

En effet, à Issy-les-Moulinreaux, la distorsion m² de bureaux/m² de logements est flagrante, et continue à s’accentuer. “C’est un non sens ! L’Ile-de-France a besoin d’un gendarme du logement pour défendre les droits des franciliens”, affirme Fabienne Gambiez. C’est l’un des engagements du Mouvement Démocrate dans son projet régional.

Côté transports, les conséquences sont prévisibles mais ne semblent pas être prévues : “des dizaines de milliers de cadres et d’employés vont arriver tous les matins par la ligne 10 qui va rapidement être saturée et, au lieu d’imaginer des berges de Seine apaisées, réalisez les nuisances créées par le développement d’une 4 voies sur la RD7 entre Issy-les-Moulineaux et La Défense !“.

Au lieu de construire des bassins de vie, de faire la ville sur les bons équilibres humains et économiques, on finit par créer des villes aseptisées, sans mixité réelle, voire des quartiers qui nous font la vie dure“, remarque Alain Dolium.

(photo : Flickr)